Aujourd’hui, je vous propose un retour rapide sur le défibrillateur Clark, proposé par la société Lifeaz. Ce test s’adresse plutôt aux clubs de tir qu’aux tireurs individuels et je vais vous présenter le contexte dans lequel mon club a pris la décision de s’équiper…
Mon retour est forcément influencé par le contexte particulier de mon club, mais il me semblait intéressant de vous l’exposer. Je précise que ce test n’est pas sponsorisé du tout…
Comme tous les présidents de club, on a reçu plusieurs fois, l’année dernière (en 2024 et 2025), un email informant de l’existence d’un partenariat entre la FFTir et la société Lifeaz, qui a conçu un défibrillateur et qui offre des conditions spéciales pour les clubs de tir (et vraisemblablement pour d’autres clubs de sports). Je me suis donc penché sur la question…
D’abord, est-ce obligatoire d’avoir un défibrillateur dans un club de tir ?
Depuis 2018, la réglementation issue du Code de la construction impose progressivement l’installation de défibrillateurs automatisés externes (DAE) dans les établissements recevant du public (ERP). Les établissements sportifs clos et couverts font partie des structures explicitement concernées par cette obligation.
À ce titre, les clubs de tir accueillant du public sont directement visés par ces dispositions, dès lors qu’ils relèvent des catégories d’ERP concernées. Pour les structures classées en ERP de catégorie 5, l’équipement en DAE reste soumis à l’appréciation du gestionnaire, mais constitue néanmoins une mesure de sécurité fortement recommandée au regard des risques et de la fréquentation des installations.
Effectivement, disposer d’un défibrillateur sur site permet de réagir rapidement en cas de malaise cardiaque et d’augmenter considérablement les chances de survie en attendant l’arrivée des secours.
Même lorsque la loi ne rend pas cet équipement strictement obligatoire pour les établissements de petite capacité, ce qui est le cas de mon club de tir, son installation reste une démarche de prévention responsable, cohérente avec l’engagement du club en faveur de la sécurité de ses membres et de ses visiteurs.
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Lien vers le produit
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Prix constaté :
Disponible à l’achat ou en location
Voilà le défibrillateur Clark tel que je l’ai reçu (et sorti des cartons d’emballage) : il y avait le défibrillateur, une pochette de transport, une trousse de soin, deux batteries, des notices, une pochette avec des éléments de signalétique…
L’installation est simple : il suffit de dévisser la plaque au dos du défibrillateur et d’installer le pack de batterie. Et c’est tout !
J’ai donc pris contact avec la société Lifeaz pour me renseigner un peu plus sur le contexte d’installation d’un défibrillateur au sein du club… Après discussion, le principal problème, c’est qu’il n’y a pas d’électricité du tout et que l’hiver, il fait froid.
Le défibrillateur Clark qui m’a été présenté est en fait un petit objet qui fait environ 25x25cm sur 8 centimètres de haut, qui ne pèse pas lourd (environ 1,5 kg) et qui est totalement autonome au niveau électrique. Il est destiné à tout type de public, avec un guide vocal et visuel qui va assister l’utilisateur dans la pose des électrodes et sa mise en œuvre puis piloter automatiquement la suite des opérations en fonction de ce qu’il va détecter. Il peut s’installer sur des adultes et des enfants, avec une paire d’électrodes universelle.
Il n’a donc pas besoin d’une arrivée électrique pour fonctionner, sa batterie étant donnée pour une durée de vie de 5 ans (en veille). Le boitier est connecté avec une puce 4G, ce qui permet à Lifeaz d’en effectuer le suivi à distance, y compris avec des mises à jour de firmware si besoin…
Mais, dans notre cas, la problématique, c’est le froid ! En temps normal, un défibrillateur va être installé dans une armoire chauffante pour maintenir une température correcte pour la batterie (de mémoire, il ne faut pas descendre en dessous de 5°C). Mais comme nous n’avons pas de courant, pas possible d’alimenter une armoire chauffante…
J’ai donc présenté la problématique suivante au comité : est-ce que nous nous équipons d’un défibrillateur pour une partie de l’année, en sachant qu’il ne pourra pas rester sur place pendant l’hiver ? Ou pas ?
Le défibrillateur s’ouvre facilement et dévoile l’interface d’utilisation, avec tous les schémas nécessaires. Il est par défaut en français, mais peut aussi basculer dans d’autres langues.
En appuyant sur le gros bouton vert « On/Off », un message vocal nous explique tout ce qu’il y a à faire : alerter les secours, dégager le torse de la victime, placer les électrodes (dans la pochette) aux emplacements 1 et 2, appuyer fermement et ensuite, laisser faire la machine.
Après discussion, nous avons donc pris la décision d’en équiper le club, même si ça n’est qu’une partie de l’année…
De plus, comme il est facilement transportable, il peut être embarqué par le moniteur TSV à proximité de l’alvéole dédiée, le temps d’une séance, puis ramené au chaud en attendant…
Achat ou location ?
Le défibrillateur Clark est proposé en deux formules commerciales : soit en achat, soit en location.
L’achat comprend le défibrillateur, les électrodes, la signalétique, la connectivité et ne garantie de 5 ans, pour un prix de 1199* €.TTC. Mais, au-delà des 5 ans, il faudra changer les batteries, les électrodes au bout de 2 ans et demi… Et il faudra assurer une maintenance pour continuer à pouvoir l’utiliser dans le cadre d’un ERP.
La location coûte 35,99* €.TTC par mois et inclus tout : le défibrillateur, les électrodes,… avec une garantie illimitée, le suivi et la maintenance, le remplacement des électrodes et de la batterie,…
Nous avons donc fait le calcul suivant : 1199 € représente environ 40 mois de fonctionnement (un peu plus de trois ans) hors maintenance, il nous est donc semblé plus sage de le louer plutôt que de l’acheter…
* Les prix indiqués sont les prix publics visibles sur le site internet du fabricant, ils ne tiennent pas compte de l’offre spéciale réservée aux clubs.
Le mode d’emploi fourni récapitule le mode opératoire… qui est également rappelé sur l’appareil lui-même et sur l’emballage des électrodes.
Le « kit de soins » qui est fourni contient en fait l’essentiel pour s’occuper de la victime : un ciseau pour découper les vêtements si nécessaire, un rasoir pour retirer les poils aux endroits où coller les électrodes, des gants de protection, des compresses de gaze stérile… Juste ce qu’il faut.
Une fois la commande passée, nous avons donc reçu, quelques semaines après, un colis avec le kit complet : défibrillateur Clark, signalétique, housse de transport,…
Il suffit juste de connecter la batterie dans l’appareil et de suivre la procédure de démarrage.
Ensuite, il faut le connecter à l’application Lifeaz (disponible gratuitement pour Android et iOs), créer un compte et il se met à jour tout seul, puis se connecte aux outils de surveillance de Lifeaz. La géolocalisation publique du défibrillateur est optionnelle : heureusement, car le stand de tir n’est pas ouvert à tout le monde et, en plus, il n’est pas sur place tout le temps…
Et voilà, le club est maintenant équipé d’un défibrillateur, en espérant ne pas avoir à s’en servir un jour.
La connexion avec l’application Lifeaz (gratuite, sur iOS et Android) est simple et automatique.
L’application permet aussi de se former aux gestes de premiers secours (pas seulement à l’utilisation du défibrillateur), permet de gérer et de monitorer l’appareil (ici, l’adresse n’est pas indiquée, car le club est fermé au public et donc le défibrillateur n’est pas accessible en permanence).
Les avantages
Une solution légère et mobile adaptée aux clubs de tirs particulièrement en extérieur ou semi-ouverts
Permet d’augmenter la sécurité pour les adhérents, surtout si le club est un peu éloigné d’une agglomération
La maintenance à distance qui facilite les choses pour le gestionnaire du stand
Un ensemble facile d’utilisation et automatique, adapté à tous les publics
Un positionnement tarifaire correct vis-à-vis de la concurrence
Les inconvénients
Du fait de la batterie intégrée, il ne faut pas exposer l’appareil à des températures en-dessous de 5°C et au-dessus de 35°C
Je le reprécise : ceci n’est pas un article sponsorisé par la société Lifeaz, ce test a été effectué à la suite d’une souscription de mon club de tir sans contrepartie.
En conclusion
Pour un club de tir, surtout s’il est un peu isolé des agglomérations, il me semble important de s’équiper d’un défibrillateur automatique, afin d’améliorer la sécurité des adhérents dans le cadre d’une pratique sportive… Même si la pratique de notre sport s’effectue plutôt dans des postures stables (debout, assis, couché), à part peut-être pour le TSV où l’effort physique peut être intense, il me semble plus prudent (et plus responsable) de s’équiper.
La solution proposée par Lifeaz est intéressante par sa simplicité, tant dans l’utilisation du défibrillateur que dans sa maintenance et son suivi… Il vous restera à arbitrer entre la location et l’achat !